Comment Wendel et Astorg ont été empêchées d'acheter Orolia >
Depuis deux mois, le projet de cession par Eurazeo Mid Cap de sa participation indirecte de 51,4 % au capital d'Orolia fait couler beaucoup d'encre. Parce que cette société est une pépite essentielle pour nos industries de défense. Créée en 2006, Orolia est spécialisée dans la géolocalisation et la navigation par satellites, en proposant des solutions sécurisées pour assurer le bon fonctionnement des applications de positionnement, de navigation, d'horodatage et de synchronisations critiques. Elle a pour clients notables Airbus, Air France, la Royal Air Force, l'European Space Agency, Thales, Lockheed Martin, Raytheon, Selex Galileo, la NASA ou encore le CNES. Elle a signé en 2018 un accord de partenariat stratégique avec Safran pour le développement de solutions PNT (Positioning, Navigation and Timing) dans les environnements dépourvus de réception d'un signal satellitaire.
Très tôt, Wendel, Astorg et le groupe étranger Hexagone ont marqué leur intérêt pour cette entreprise qui cherche à développer ses activités aux États-Unis. Bercy a suivi de près cette cession alors que la Défense ne s'y est curieusement pas intéressée. Thales a vite fait savoir qu'il n'était pas intéressé. Restait donc Safran comme solution « étatique ». Le dénouement s'est accéléré au cours du dernier week-end avec une série d'enchères qui ont porté la valorisation finale autour de 415 millions d'euros. Un beau deal pour Evercore, conseil d'Eurazeo.