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Business / 10/01/2022

pour un scénario incongru … à trois mois des élections

Cela n'a pas empêché les Mulliez et les responsables opérationnels d'Auchan de réfléchir à nouveau au projet avec Vincent Le Stradic. Avec comme condition incontournable de racheter au préalable la participation de la famille Moulin (propriétaire des Galeries Lafayette) et d'Alberto Diniz, sur la base d'un prix supérieur aux 21,50 euros évoqués quelques mois plus tôt. Alexandre Bompard a chargé Laurent Baril et Cyrille de Mont-Marin, tous deux associés-gérants chez Rothschild & Cie, d'étudier les toutes dernières propositions venant d'Auchan. De sources bancaires, celles-ci faisaient état d'un prix « de sortie » amélioré par rapport à l'été dernier pour les grands actionnaires (sans doute 23,50 euros), et de l'entrée dans la danse de fonds d'investissement – notamment CVC où Bertrand Meunier suit de près ce dossier, mais il est aussi question de KKR et d'Apollo – afin d'aider les actionnaires d'Auchan à financer ce rachat.

Pour notre part, nous ne croyons pas beaucoup aux chances de succès d'un tel scénario. D'abord parce qu'associer des grands fonds étrangers à l'Association familiale Mulliez pour mettre la main sur Carrefour a quelque chose d'incongru. Ensuite et surtout, parce qu'en pleine campagne présidentielle, faire entrer chez Carrefour des fonds comme KKR ou Apollo se heurterait à un veto de Bercy. Et même sans l'absence de ces investisseurs le rapprochement Carrefour-Auchan présente trop de risque de casse sociale pour passer avec succès le test d'approbation par les pouvoirs publics.

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