Les monocouloirs permettent à Airbus de faire la course en tête >
Une série de commandes intervenues en fin d'année, engrangées par Airbus, a balayé l'avance accumulée par Boeing et a permis au constructeur aéronautique européen de revendiquer le titre de premier avionneur mondial pour 2021.
Boeing a accumulé un surcroît de commandes au début de l'année passée, alimenté par la demande de son 737 Max, alors que ce monocouloir sortait d'une immobilisation de deux ans. Jusqu'en octobre dernier, son avance s'élevait à 428 avions, sur la base des chiffres rapportés par les deux constructeurs d'avions.
Mais Airbus a engrangé des victoires majeures au salon aéronautique de Dubaï, en novembre, auxquelles se sont ajoutées des commandes de Qantas Airways et Air France-KLM à la mi-décembre. Au cours de la dernière semaine de l'année, le constructeur aéronautique européen a décroché 40 commandes fermes de la société de leasing Aviation Capital Group, tandis qu'un accord provisoire conclu avec la société américaine Air Lease Corporation, à Dubaï, a été étendu à 116 avions de ligne et est désormais finalisé.
Airbus pourrait également revendiquer la victoire sur une base nette. Jusqu'en novembre, Boeing avait enregistré 457 commandes nettes pour 2021, alors qu'Airbus en était à 368. Mais l'avionneur européen a poussé son total annuel en décembre à quelque 664 jets avant de compenser les annulations qui n'ont pas été divulguées. Cela se compare à 476 pour Boeing, qui a signé un contrat de fret avec UPS en décembre.
Selon nos informations, Airbus décomptait, fin novembre plus de 6 250 appareils monocouloirs (familles A320 et A220) à livrer, tandis que Boeing comptabilisait un peu moins de 3 400 appareils de type 737 dans son carnet de commandes. En termes de livraisons, Airbus a bien livré l'an passé entre 605 et 611 avions. C'est plus que l'objectif que s'était fixé l'avionneur de 600 livraisons.