Bilan désastreux pour l'Agence des Participations de l'État en 2021 >
Selon l'état du portefeuille des participations cotées gérées par l'APE, établi le 6 janvier 2022 par Bercy, il apparaît que l'État actionnaire s'est appauvri de 3,2 milliards d'euros en 2021. Ses actifs cotés ont vu leur valeur chuter de 4,15 %. Le pire c'est que, dans le même temps, l'indice CAC 40 battait un record vieux de vingt ans et progressait de 28,85 %. Si bien qu'en valeur relative l'Agence des Participations de l'État a fait perdre pas moins de 24 milliards d'euros à tous les Français.
Pourtant, les actifs cotés de l'APE, qui se limitent désormais à 13 participations, sont plutôt de bonne qualité. En témoignent les titres Airbus qui se sont appréciés de plus de 25 % l'an passé et qui représentent une valeur de 10,2 %. Idem pour Eramet, dont l'action a rebondi de 67,7 % dans un contexte post-pandémique très favorable aux matières premières, et même ADP, qui malgré un trafic très fortement réduit dans ses aéroports a vu son titre progresser de près de 7 %. La participation de l'État, au sein du groupe dirigé par Augustin de Romanet, vaut dont plus de 6 milliards d'euros.
La plus forte chute de l'année 2021 a été enregistrée par l'action Air France-KLM (-24,4 %). Mais compte tenu de la très faible capitalisation du groupe, cette participation ne vaut que 776 millions d'euros. Le sujet le plus préoccupant est surtout Renault, dont l'État détient 15 %, et qui a reçu une très grosse aide de l'État au tout début de la pandémie. Le plan de restructuration du constructeur conçu par Luca de Meo tarde à produire ses effets et la firme au losange vaut à peine 10 milliards d'euros en Bourse. Soit 100 fois moins que Tesla qui produit moins de véhicules qu'elle.