Les armées occidentales bannissent WhatsApp >
Depuis le début de l'année, l'armée Suisse n'a plus le droit d'utiliser WhatsApp. D'abord, parce que la loi américaine « Cloud Act », à laquelle WhatsApp est soumise, permet aux autorités américaines d'accéder librement aux données stockées sur internet. Et puis, surtout, parce que WhatsApp, qui appartient à la société américaine Meta, est désormais peu imperméable avec Facebook et comporte de nombreuses failles de sécurité qui ont permis plusieurs vols de données.
L'armée française avait déjà anticipé sur ces différents problèmes. Les informations secret-défense ou confidentiel défense ne peuvent être échangées que sur des téléphones cryptés dont bénéficient les hauts gradés et les services de renseignements. Par ailleurs, il est recommandé à tous les militaires d'utiliser la messagerie instantanée Tchap, service créé et opéré par la direction interministérielle du numérique dans le cadre du programme d'accélération de la transformation numérique du service public.
L'armée Suisse utilise depuis quelques jours la messagerie instantanée Threema, dont le siège est à Pfäffikon dans le canton de Schwytz, non soumise au « Cloud Act » américain et qui peut être utilisée de manière anonyme. Par ailleurs, elle est conforme au règlement européen sur la protection des données. Threema, qui revendiquait en 2020 plus de 8 millions d'utilisateurs, dont 2 millions de comptes professionnels, indique ne pas être financé par de la publicité et ne pas collecter de données personnelles de ses clients.