Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Énergie / 31/01/2022

Comment la famille bretonne Perrodo investit dans le nucléaire

Rolls-Royce, le constructeur britannique de moteurs d'avions, a lancé, il y a quelques jours, un concours entre les régions d'Angleterre et du Pays de Galles afin de trouver l'emplacement de l'usine qui sera chargée de développer les petits réacteurs nucléaires dans lesquels il a choisi d'investir au sein d'un consortium.

Ce consortium bénéficie de la bienveillance des pouvoirs publics. Boris Johnson a déclaré récemment que ces petits réacteurs modulaires faisaient partie de son plan en 10 points pour une « révolution industrielle verte ». Rolls-Royce travaille à la conception d'une nouvelle technologie afin de fournir de l'électricité moins chère et à bas carbone produite à partir de nucléaire, avec des centrales plus petites que d'ordinaire, qui occuperaient un dixième de la taille d'une centrale traditionnelle et seraient en mesure d'alimenter environ un million de foyers.

Le projet est à présent pleinement financé après avoir sécurisé 490 millions de livres de fonds. Le tour de table comprend 195 millions de livres déjà annoncés en novembre, apportés par BNF Resources, l'américain Exelon et Rolls-Royce, auxquels s'ajoutent 85 millions en provenance du Qatar. Le gouvernement britannique va injecter 210 millions de livres par l'intermédiaire de l'agence gouvernementale UK Research and Innovation.

Mais le co-investisseur de Rolls-Royce le plus intrigant c'est la famille française Perrodo (descendante de marins-pêcheurs bretons, d'où l'hermine comme logo), héritière d'Hubert Perrodo qui a eu l'idée de racheter pour rien des vieux champs pétroliers et gaziers loin d'être épuisés. Ce qui lui a permis de construire, en moins de cinquante ans, une fortune de 6 milliards d'euros, notamment à travers Perenco et la société d'investissement Perwyn.

Les Perrodo, qui savent leur business menacé par les objectifs de neutralité carbone, ont trouvé avec Rolls Royce un projet idéal. Car les réacteurs de plus petite taille sont considérés comme plus faciles à financer et à mettre en œuvre. Si bien que le consortium vise une entrée en fonction au début des années 2030.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi