Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Attaque d'activiste / 14/02/2022

Pourquoi le patron d'Unilever est sur un siège éjectable

Le début de l'année est calamiteux pour Alan Jope, le patron d'Unilever, très apprécié des gourous de l'ESG pour ses positions très axées sur les performances extra-financières des entreprises aux dépens, s'il le faut, de la création de valeur pour ses actionnaires. Mais face aux performances médiocres du groupe et de son titre, Alan Jope a voulu se refaire une santé en demandant à son conseil d'administration l'autorisation de formuler une offre pour racheter l'unité de santé grand public de Glaxo. Le groupe pharmaceutique n'avait pas encore répondu à Unilever que le titre de ce dernier s'écroulait en Bourse, les investisseurs ne voulant pas entendre parler d'un tel projet.

Belle occasion pour le fonds activiste Trian de Nelson Peltz d'acquérir un gros paquet d'actions et de demander une redéfinition de la stratégie du groupe et des changements dans la gouvernance. Depuis, le fonds activiste de 3 milliards de dollars a été rejoint par deux actionnaires importants d'Unilever. Le premier est Flossbach von Storch AG (détenant 1 % du capital), qui demande une scission du groupe entre ses activités alimentaires et les autres divisions. Le second n'a pas rendu publique son identité.

De manière à essayer de desserrer lui-même ces tenailles d'activistes, le patron d'Unilever a annoncé, il y a quelques jours, son intention de supprimer des milliers de postes de direction pour accélérer la prise de décision. Il reste que cela ne suffira pas pour calmer les ardeurs de Nelson Peltz qui demande, lui aussi, une séparation de l'activité alimentaire d'Unilever de ses opérations ménagères et de soins personnels. Si bien que les jours d'Alan Jope, 56 ans, sont désormais comptés.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi