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Business / Automobile / 21/03/2022

Comment Stellantis s'adapte aux sanctions contre la Russie

Le groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat va transférer en Europe de l'Ouest, dans l'usine française de Sevelnord et l'usine britannique de Luton, sa production russe de fourgons destinée à l'export. Et naturellement, dans le contexte de guerre actuel, la question de nouveaux investissements sur le sol russe n'est plus d'actualité. Cette décision constitue un revirement, alors qu'en janvier dernier Stellantis prévoyait d'utiliser son site russe de Kaluga pour compléter son dispositif occidental et exporter des fourgons depuis la Russie pour faire face à la forte demande enregistrée actuellement sur ce type de véhicules. L'usine russe de Kaluga, détenue avec Mitsubishi, poursuit en revanche sa production pour le marché local.

La guerre en Ukraine fait aussi monter le prix des métaux utilisés dans les voitures, de l'aluminium des carrosseries au palladium des pots catalytiques, en passant par le nickel des batteries électriques. Les constructeurs, déjà exposés à une pénurie de semi-conducteurs, se retrouvent ainsi confrontés à une pression supplémentaire qui vient s'ajouter aussi à la hausse de la facture énergétique. Interrogé, Carlos Tavares précise que Stellantis n'a pas été jusqu'ici affecté car sa base d'approvisionnement n'est pas concentrée en Europe de l'Est, précisant toutefois s'attendre à ce que le secteur souffre de nouvelles pénuries de matières premières, notamment de nickel.

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