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Business / Avion de chasse / 21/03/2022

Pourquoi Dassault Aviation menace Airbus sur le SCAF

Il ne se passe plus une semaine sans qu'Éric Trappier, le patron de Dassault-Aviation, qui a toute la confiance de la famille Dassault et surtout de Charles Edelstenne, son prédécesseur, reproche à Airbus des retards dans la signature des contrats de la phase 1B liés à la Recherche et Développement, qui conduirait à un prototype de chasseur à l'horizon 2027. Ce contrat de la phase 1B a été préparé par la Direction générale de l'armement française, sous l'autorité de Joël Barre, et personne ne comprend pourquoi Airbus fait traîner les choses.

Pour le SCAF, dont Dassault Aviation est le maître d'œuvre du démonstrateur New Generation Fighter, les premières phases de travaux de démonstration (Phase 1A) ont eu lieu en 2021 et s'achèveront dans quelques jours. Ensuite, le déroulé du projet passe par des études de concept technico-opérationnelles (ensemble d'études de conception). Il reste que la suite des travaux – ce qu'on appelle la phase 1B – n'a pas été notifiée entre les parties, faute d'accord avec Airbus Defence & Space.

C'est Dassault Aviation qui est maître d'œuvre, pour l'industrie française du programme SCAF, tandis qu'Airbus représente l'Allemagne et Indra, l'Espagne.

Pour Éric Trappier, le différent s'explique par les différences d'appréciation du rôle que devrait avoir son entreprise en tant que chef de projet.

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