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Business / Édition et presse / 04/04/2022

Comment le patron d'Amber veut redresser le groupe Prisa

Joseph Oughourlian, le fondateur d'Amber Capital, qui s'est illustré par sa bataille contre Arnaud Lagardère, entend désormais redresser le groupe de presse et d'édition espagnol dont il a acquis 29 % du capital. Il a conçu un plan stratégique à trois ans qui repose sur deux piliers : davantage de commerce électronique et une plus grande contribution du marché américain et sud-américain. Avec une volonté de faire croître ses deux piliers : Prisa Media et Santillana. Ce dernier est un éditeur présent dans 22 pays et notamment en Amérique latine, qui est spécialisé dans l'éducation, la formation, les langues, la littérature et les contenus numériques. On compte aussi des bureaux en Grande-Bretagne, au Portugal et aux États-Unis.

L'objectif de Prisa est d'atteindre entre 950 et 1 050 millions de revenus en 2025, avec une croissance annuelle cumulée de 8 % à 9 %. Si ces objectifs sont atteints, alors Joseph Oughourlian s'attend à ce que l'Ebitda de Prisa soit multiplié par 3,5, passant de 63 millions d'euros en 2021 à plus de 220 millions en 2025. Côté presse, ce plan stratégique prévoit qu'El Pais augmente son nombre d'abonnés en passant des 177 000 avec lesquels il a clôturé 2021 à plus de 400 000 en 2025.

Après l'accord de refinancement récemment conclu avec les créanciers, le groupe va pouvoir se concentrer sur l'exécution de ce plan stratégique pour faire accroître la valeur de ses actifs. C'est pourquoi il n'envisage pas – dans un premier temps – de vendre des actifs ou de procéder à des introductions de filiale en Bourse. Pas question non plus d'opérer une scission des activités Media et Éducation en deux sociétés complètement différentes. Pour le patron d'Amber Capital, le redressement du groupe ne devrait pas poser de problème majeur, dans la mesure où, pour lui, le problème de Prisa tenait jusqu'ici à la différence abyssale entre la qualité des marques et la médiocrité du management.

Reste à savoir ce que Vivendi va faire de sa participation légèrement supérieure à 7 % du capital. Pour Joseph Oughourlian, qui connaît bien Vincent Bolloré, auquel il a revendu ses titres Lagardère, le groupe français n'a pas communiqué ses projets, bien qu'il n'ait pas exclu de dépasser le seuil de 10 % du capital.

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