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Business / 11/04/2022

… à cause de multiples procédures

Afin d'éviter la réalisation de l'opération, l'Association que préside Dominique Paillé a : assigné Covea au civil pour demander la nullité de l'opération de rachat de PartnerRe ; porté plainte le 1er avril dernier auprès du procureur de la République sur le plan pénal ; saisi l'ACPR, mais aussi l'autorité de régulation des Bermudes, car c'est là que se trouve le siège de PartnerRe, et l'autorité de régulation des Pays Bas ; elle a également assigné Exor, la holding de la famille Agnelli. C'est Maître Olivier Dillenschneider qui se charge de toutes ces actions.

Et pour finir, elle invoque au pénal l'escroquerie au sens de l'article 313-1 – celle-ci « étant le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale » – avec pour but que le prix payé pour PartnerRe soit reversé aux millions de sociétaires des mutuelles qui financent Covea. D'ici peu, le collège de supervision de l'ACPR devrait donner un premier avis général. Mais l'affaire sera longue et la multiplication des procédures, avec le risque de nullité, pourrait faire peur à Exor, en dépit de la très belle plus-value que la holding des Agnelli s'apprête à réaliser.

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