Moins de 3 000 emplois ont migré à Paris avec le Brexit >
Si le résultat des élections présidentielles sera déterminant en termes d'attractivité, jusqu'ici, la place financière de Paris, qui espérait voir 10 000 emplois se créer en provenance de Londres dans le sillage du Brexit, est encore très loin du compte. Selon une étude menée par EY, un peu plus de 7 000 emplois ont migré de la City vers le continent à la suite de l'exfiltration du Royaume-Uni de l'Union européenne. C'est beaucoup.
Mais, c'est bien moins que les 12 500 envisagés en 2016 juste après le référendum favorable au Brexit. Surtout, parmi ces 7 000 « déménagements », à peine 2 800 ont eu lieu en direction de Paris. Même si chez Europlace on en dénombre 4 500. Une chose est certaine : Paris se situe en bien meilleure position que Francfort ou Dublin ; deux villes qui auraient bénéficié respectivement de 1 800 et 1 200 relocalisations en provenance de Londres.
On se rappelle que JPMorgan a été le principal moteur de la croissance financière de Paris après le Brexit. Avant cette rupture, la capitale comptait 265 employés de la banque américaine. Et à la fin de cette année ils seront 800 à occuper le nouveau siège français de la banque, inauguré l'an passé par Emmanuel Macron lui-même.
Il en est de même pour Bank of America qui dispose d'une activité marchés très importante à Paris. À la fin de l'année dernière, elle employait 500 personnes.
La « ville lumière » a cependant encore du mal à attirer les banquiers britanniques de ce côté-ci de la Manche pour des raisons culturelles. L'éducation de leurs enfants est l'une des préoccupations principales des banquiers qui déménagent leur famille sur le continent. Paris l'a bien compris et trois nouvelles écoles internationales ont vu le jour dans la région : une a ouvert l'année dernière, la deuxième cette année et la troisième en 2023.