Comment Draghi cherche une alternative au gaz russe >
L'Italie ne veut plus dépendre du gaz russe. Actuellement, le gaz naturel représente 40 % des besoins énergétiques du pays et 40 % de ce gaz proviennent de Russie. Dès le mois de mars, une délégation gouvernementale italienne s'est rendue en Algérie, au Qatar, au Congo et en Angola, avec l'objectif d'identifier des moyens de diversifier ses approvisionnements. Et Mario Draghi a décidé de battre le fer tant qu'il est chaud. La semaine passée, il a donc pris son bâton de pèlerin, direction l'Afrique. Cela s'est traduit dès le 12 avril par la conclusion d'un accord entre la société nationale Eni et la Sonatrach en Algérie, afin d'acheminer 9 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires vers l'Italie via le gazoduc Transmed-Enrico Mattei jusqu'en 2023-2024. Et, Mario Draghi a prévu de se rendre, ce mercredi et ce jeudi, d'abord en Angola puis au Congo, deux autres pays africains dans lesquels l'Eni est déjà très présente.
Avec l'Algérie et le Qatar, l'Angola et le Congo, on estime que la contribution totale pourrait être de 20 milliards de mètres cubes par an, réduisant ainsi de deux tiers la dépendance au gaz russe. Contrairement au gaz algérien, le gaz supplémentaire des gisements angolais et congolais arriverait sous forme de gaz naturel liquéfié. Pour cette raison, le gouvernement essaie de maximiser l'utilisation des terminaux de regazéification disponibles en attendant l'arrivée de deux navires qui seront utilisés comme regazéifieurs flottants.