Aviation civilePourquoi Airbus cherche à avoir 10 milliards d'euros en cash >
À l'occasion d'un entretien avec le Financial Times, Dominik Asam a révélé que l'avionneur européen cherche actuellement à se constituer une réserve de trésorerie de 10 milliards d'euros. Comme dans ce métier, les acquisitions possibles sont limitées, la raison de cette frénésie se retrouve en bonne partie dans les traces que la crise de Covid a laissées au sein du groupe franco-allemand. « On peut voir ça comme une police d'assurance », explique le directeur financier d'Airbus. Le constructeur souhaite également conserver la flexibilité d'investir dans de nouveaux programmes, notamment au cas où son rival américain Boeing développerait un nouvel avion, ou envisagerait des acquisitions. Car le projet de l'avionneur américain de lancer un appareil de milieu de gamme, entre les monocouloirs et les long-courriers, pourrait bien voir le jour dans la décennie.
Mais la volonté d'Airbus de disposer d'un matelas de 10 milliards d'euros témoigne de la rapidité avec laquelle le groupe s'est remis à flot à la suite de la crise du transport aérien. De fait, l'initiative d'Airbus souligne en creux la délicate situation financière dans laquelle se trouve Boeing. L'avionneur américain accumule, pour sa part, les difficultés et une dette de… 42,1 milliards d'euros. Airbus a donc pris un ascendant durable sur Boeing dans les activités civiles et a davantage de marges de manœuvre pour profiter du rebond du trafic aérien. Et être assis sur un peu de cash rassure les salariés comme les actionnaires. l
Alexandre Ricard / Il continue à faire mentir Elliott Management. Il y a trois ans, le patron de Pernod-Ricard était aux prises avec le fonds activiste Elliott, qui voulait changer le business model pour créer plus de valeur pour ses titres acquis 130 euros. Alexandre Ricard a poursuivi sa stratégie et bien lui en a pris puisque Morgan Stanley vient de réviser son objectif de cours à 240 euros, Goldman Sachs à 241 euros et Jefferies à 224 euros.
Dominique Senequier / Ardian intéressé par l'imagerie médicale. Le fonds de private equity Ardian de même que BC Partners auraient été sélectionnés pour devenir les sponsors du deuxième tour de vente de Simago, groupe qui constitue un réseau spécialisé dans l'imagerie médicale. Parmi les autres candidats à ce second tour figurent également le fonds Antin Infrastructures, de même que le groupe Eurazeo.
Mark Schneider / Le patron de Nestlé encensé par l'Investor's Chronicle. Le très influent hebdomadaire préféré des investisseurs britanniques vient de consacrer une étude très positive au groupe suisse. Il rappelle que Nestlé possède désormais 30 marques milliardaires. Et surtout que, dans un contexte de retour de l'inflation, il bénéficie d'un pricing power dans la mesure où un tiers de ses ventes est réalisé avec des marques premium comme Nespresso.
Antoine Arnault / Il porte la bonne parole de LVMH sur l'environnement. Après une conférence remarquée à Londres au Business Luxury Summit du Financial Times, le fils aîné de Bernard Arnault a mis le cap sur le Grand Palais éphémère pour clôturer Change Now, un événement dédié aux solutions innovantes pour sauver la planète. L'occasion de se plonger dans les projets des Maisons et de leurs partenaires mobilisés en faveur d'une croissance durable.