Qui pour remplacer Martin Vial à l'APE ? >
Comme WanSquare a été le premier à le révéler, Martin Vial, qui était commissaire aux Participations de l'État depuis 2015, a demandé à quitter ses fonctions. Son départ interviendra dès ce mercredi, le 1er juin. D'aucuns imaginent que cette décision subite est peut-être destinée à faciliter l'arrivée de son épouse, Florence Parly, à la tête d'Air France-KLM. En attendant la nomination de son successeur, c'est la numéro deux de l'Agence des participations de l'État, Stéphanie Besnier, qui assure l'intérim.
Bruno Le Maire est déjà à la recherche du « mouton à cinq pattes », capable de gérer au mieux, dans l'intérêt de l'État, les 82 participations publiques gérées par l'APE. Dans l'entourage du ministre, on a une idée très précise du portrait-robot du futur patron de cette agence. Il faut que ce soit une personne plutôt en fin de carrière, car après l'APE, il est souvent difficile de trouver un nouveau poste en raison des situations de conflit d'intérêts. Il faut aussi que le candidat ait une expérience du secteur public et qu'il ait été lui-même à la tête d'une grande entreprise, pour parler d'égal à égal avec les dirigeants de Thales, Engie, Safran ou Eramet. Enfin, il faut qu'il accepte une rémunération de l'ordre de 350 000 euros. Comme Bruno Le Maire souhaiterait une femme à ce poste, on peut penser à Stéphane Pallez, la patronne de la Française des Jeux, à Laurence Parisot, en poste chez Citigroup ou à la haute fonctionnaire Marie-Anne Barbat-Layani.