Rien ne va plus chez Atos… qui perd le patron du cyber >
Alors que la société réunit demain les investisseurs pour un « capital Market day » dont la date a été plusieurs fois reportée, et qui est très attendu, les nouvelles qui proviennent du groupe ne sont pas bonnes. Selon nos informations, l'un des hommes clés du groupe, Philippe Duluc, directeur de la technologie, Atos Big Data & Sécurité, serait en partance. Il dirige l'activité qui intéresse Orange, Airbus ou Thales.
Diplômé de Polytechnique, Philippe Duluc a travaillé comme ingénieur militaire, d'abord pour le ministère français de la Défense, puis pour le cabinet du Premier ministre, à divers postes de direction de la sécurité et de la technologie. Après vingt ans de service, il rejoint le secteur privé, d'abord en tant que CSO Corporate du groupe Orange, puis en tant que responsable de la business unit Cybersécurité de Bull. Après avoir mis en place des systèmes critiques au sein de la division Big Data & Cybersécurité d'Atos, il est aujourd'hui CTO de la division Big Data & Sécurité d'Atos.
Autre départ possible : celui d'Agnès Boudot, responsable de l'activité de calcul à haute performance, intelligence artificielle et développements quantiques. Ancienne de Polytechnique, elle a travaillé chez Bull avant de rejoindre les activités à forte valeur ajoutée d'Atos. Par ailleurs, il est fait écho de très fortes tensions entre Bertrand Meunier, le président du conseil d'administration, et Rodolphe Belmer, le directeur général. Les deux hommes se seraient notamment heurtés sur le message qui sera délivré demain aux investisseurs et qui concerne la stratégie de redressement d'Atos. Il est également possible que la non-conclusion de deux contrats importants : l'un avec American Express et l'autre avec le gestionnaire d'actifs State Street a joué un rôle dans la dégradation des relations entre les deux dirigeants d'Atos.