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Business / À Wall Street / 20/06/2022

Tidjane Thiam perd le soutien de Pimco au sein de son Spac

C'est un coup dur pour l'ancien patron de Crédit Suisse, qui a lancé il y a un peu plus d'un an un Spac coté à Wall Street, dénommé Freedom Acquisition I Corp. avec le soutien de la famille Pinault (pour mémoire : Tidjane Thiam est administrateur de Kering). Parmi les autres sponsors du Spac figurait la socité de gestion d'actifs Pimco, très renommée aux États-Unis. Or cette dernière a décidé de céder, il y a quelques jours, la totalité de sa participation dans le Spac, à une filiale de China Bridge Capital. La coupure a été si nette que Jamie Weinstein, responsable des situations spéciales de Pimco, a démissionné du board du Spac le 6 juin, pour être remplacé immédiatement par Edward Zeng, le fondateur de China Bridge Capital.

Rappelons que Freedom Acquisition avait levé 345 millions de dollars lors de son introduction en Bourse de février. Depuis le Spac clame à cor et à cri qu'il cherche à fusionner avec une entreprise de fintech. La décision de Pimco va forcément compliquer les projets de Tidjane Thiam. Elle illustre par ailleurs la frilosité récente des grands institutionnels américains à l'égard de ces sociétés « chèques en blanc ». Tidjane Thiam, qui est actuellement davantage présent en Afrique qu'aux États-Unis, reste président exécutif du Spac, qui est dirigé par l'un de ses principaux lieutenants, l'ex-banquier d'affaires Adam Gishen. Freedom Acquisition a donc jusqu'en février 2023 pour conclure une transaction avec une fintech faute de quoi, elle devra restituer le capital levé à ses investisseurs.

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