Que les responsables du scandale Atos lèvent le doigt ! >
Il y a une semaine nous annoncions un inévitable démembrement d'Atos qui a été confirmé le mardi 14 juin lors d'un « investor day ». À cette occasion, Rodolphe Belmer (ex-Canal + et ex-Eutelsat) a annoncé la séparation d'Atos en deux entités. L'une gardant le nom d'Atos et poursuivant les activités décroissantes d'infogérance. L'autre prenant le nom d'Evidian et rassemblant les activités de cyber et de cloud. Cette scission rend caduque la mission de Rodolphe Bel-mer arrivé à l'automne dernier. Celui-ci quittera donc Atos avec un très gros chèque à la clé. Le chiffre de 8 millions d'euros est évoqué. Ce qui serait un scandale dans le scandale. Car la descente aux enfers d'Atos n'est pas une surprise. Elle a été annoncée il y a plus d'un an. Surtout, elle met en cause la responsabilité de plusieurs dirigeants. À commencer par celle de Thierry Breton qui a mené une course à la taille – absurde dans ce type de métier – avec le rachat de différentes sociétés d'infogérance. Autre responsable : le président non exécutif, Bertrand Meunier, qui a fait preuve d'une étrange inertie ainsi que l'ensemble des membres de son conseil d'administration. Mais aussi le président du Comité des comptes, Vivek Badrinath, un ancien d'Orange, pas à la hauteur des enjeux. Bref, le scandale Atos est celui d'une gouvernance à la française où l'entre-soi l'emporte sur l'efficacité.