… et les transmettra à un patron choisi par le comité des Sages >
Le même article 14.6, dont il a été question ci-dessus, précise que « le conseil de surveillance ne peut procéder à la nomination d'un président qu'après obtention de l'avis favorable du comité des Sages, et en conformité avec ledit avis, étant précisé que cet avis favorable ne pourra pas être refusé si tous les membres en fonction du conseil de surveillance sont d'accord ». Tout est donc ficelé pour que ce soit le comité des Sages, voulu et créé par Serge Dassault, qui veille sur le nom du futur président.
Ce comité des Sages a évolué dans sa composition au cours des années passées. Exit Philippe Hustache, l'ancien directeur financier d'Elf-Aquitaine qui a longtemps été le « maire du Palais » au Rond-Point. Exit le financier suisse Gérard Limat, proche conseiller de Marcel Dassault, décédé en 2019. Exit encore le notaire Bernard Monassier qui avait la confiance totale de Serge Dassault. Aujourd'hui, ce comité comprend Henri Proglio, ex-patron d'EDF, Jean-Martin Folz, ex-patron de PSA, Pierre Mutz, ex-préfet de police de Paris, Denis Kessler, président de Scor, Steve Gentili, ancien patron de la Bred, et Alain Lambert, notaire de formation et ancien ministre du Budget de Jacques Chirac. De l'avis de plusieurs d'entre eux, tout sera fait pour que le successeur de Charles Edelstenne, reste une personnalité interne au groupe, mais extérieure à la famille. Ce pourrait être Bernard Charlès, l'actuel PDG de Dassault Systèmes, qui aura 69 ans en 2026 et qui est plus âgé qu'Éric Trappier, le patron de Dassault Aviation. Il a la confiance totale de Charles Edelstenne, qui a cofondé Dassault Systèmes et qui en détient toujours 6 % du capital. Le CV parfait pour continuer à créer de la valeur pour les descendants de Marcel Dassault.