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Business / Un dossier suivi au sommet de l'État / 29/08/2022

Mais l'Élysée se refuse à intervenir

Au départ ce projet de rapprochement a été béni par les pouvoirs publics. Didier Casas, le secrétaire général de TF1, très engagé dans la campagne d'Emmanuel Macron en 2017, s'en était assuré. De même que Thomas Rabe, le patron de Bertelsmann, qui est aussi celui de RTL Group, actionnaire de M6. Ce dernier a été reçu à plusieurs reprises par Alexis Kohler, qui lui avait donné toutes les assurances nécessaires. Mais c'était avant la réélection d'Emmanuel Macron pour un second mandat. Tout porte à croire que l'Élysée s'était servi de ce dossier pour s'assurer, sinon la bienveillance, du moins la neutralité de TF1 et de M6 pendant la campagne électorale.

Depuis la reconduction du chef de l'État pour un second mandat, Thomas Rabe n'a plus été reçu à l'Élysée. Et les services de la présidence, comme les différents ministères concernés, ont reçu pour consigne de ne pas interférer dans ce dossier. Dans l'entourage proche d'Emmanuel Macron on assure que ce dernier n'interviendra en aucun cas. D'abord, parce qu'il estime que Bouygues a déjà été bien servi avec le dossier Equans il y a un an. Ensuite, parce qu'il considère que ce serait irresponsable de remettre en cause l'indépendance de l'Autorité de la concurrence. Tout repose donc sur les épaules – solides et imperturbables – de Benoît Cœuré.

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