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Business / Capitalisme familial / 29/08/2022

La famille Hermès s'est servi un dividende record

Depuis l'entrée par effraction de LVMH au capital du prestigieux sellier, et la paix armée qui a soldé cette affaire, le contrôle d'Hermès est assuré par la holding H51 (H comme Hermès, et 51 comme le nombre d'actionnaires familiaux qui ont décidé de loger leurs titres dans cette structure). Cette société par actions au capital variable, domiciliée 10, place des États-Unis au sein du cabinet d'avocats créé par Philippe Ginestié (membre de la Haute société protestante comme les Hermès), détient aujourd'hui un peu plus de 54 % du capital d'Hermès. Ses comptes sont secrets et déposés chaque année, accompagnés d'une déclaration de confidentialité.

Mais, selon nos informations, la société H51 a décidé cette année de distribuer à ses actionnaires un dividende en hausse de… 78 % par rapport à ce qu'il était en 2020, en 2019 et même en 2018. Si bien que cette holding a versé à ses actionnaires un montant supérieur (299,9 millions d'euros) à ce qu'elle a elle-même perçu de sa participation au capital d'Hermès (260,5 millions d'euros).

Cette prodigalité étonne au sein d'une famille connue pour sa sagesse financière – voire une certaine austérité – même si H51 affichait grâce à un « report à nouveau » de 653 millions d'euros et d'un montant à affecter de 909 millions d'euros, d'une aisance financière permettant largement ce petit extra. À moins qu'il ne s'agisse là d'un cadeau de remerciement à l'ensemble des actionnaires familiaux qui ont accepté quelques mois plus tôt de prolonger de dix ans (donc jusqu'en 2041) le blocage de leurs titres au sein de cette holding de contrôle. Rappelons que H51 est présidée par Julie Guerrand, la fille de Jérôme Guerrand, réputé pour venir travailler chez Hermès sur une vieille mobylette.

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