Alors que le titre Atos s'enfonce de jour en jour… >
L'été a été très calme sur le front du dossier Atos. Aucune information n'est venue perturber la restructuration annoncée le 14 juin dernier et dont la mise en œuvre va s'étaler sur presque deux années. L'ex-directeur général, Rodolphe Belmer, qui avait annoncé sa démission le jour de la révélation du nouveau plan stratégique, a définitivement quitté le groupe de services informatiques fin juillet. Juste avant la publication des comptes semestriels qui ont fait ressortir une baisse de 0,6 % du chiffre d'affaires à taux de change constants et une perte nette de 503 millions d'euros quasiment multipliée par quatre en un an. Des chiffres qui ont amené la plupart des brokers à revoir à la baisse les objectifs de cours même si les nouveaux dirigeants d'Atos ont expliqué avoir enregistré « un net rebond » au deuxième trimestre, avec la signature de plusieurs contrats importants. De quoi leur permettre d'anticiper pour l'ensemble de l'année une évolution du chiffre d'affaires à taux de change constants comprise entre - 0,5 % et + 1,5 %, et une marge opérationnelle de 3 % à 5 %. Malgré tout, pendant tout l'été, le titre n'a cessé de reculer jusqu'à atteindre, au cours des toutes dernières séances, un plus bas historique. De fait, Atos affiche une capitalisation boursière de 1,1 milliard d'euros, très inférieure au 1,4 milliard d'euros qui doit être dépensé pour mener à bien sa restructuration.