Les conseils du Pape aux patrons italiens >
Le patronat italien n'a pas sa « REF ». Mais il a tenu, il y a quelques jours, son assemblée annuelle. Et, à cette occasion, ses membres ont été reçus en audience par le pape François. Ce dernier a commencé son discours aux patrons italiens en rappelant que « cette période n'est pas une période facile pour vous et pour tout le monde ». Le souverain pontife, a souhaité surtout insister sur la question de la rémunération du travail. En déclarant que : « La part de la valeur qui va au travail est trop faible, surtout si on la compare à celle qui va aux revenus financiers et aux salaires des top managers. Si l'écart entre les salaires les plus élevés et les plus bas devient trop grand, le capitalisme tombe malade, et ensuite, c'est la société tout entière qui est également malade. » Avant d'ajouter que « lorsque les salaires et traitements sont trop différents, le sentiment d'appartenance à un destin commun se perd dans le milieu des affaires, de même que l'empathie et la solidarité ne se créent pas entre tous ».
Le pape François a évité toute allusion aux prochaines élections qui vont se dérouler en Italie et où la coalition d'extrême-droite est favorite. Sur le plan des idées, il est resté très proche de la doctrine sociale de l'église définie en 1891 par l'encyclique « Rerum Novarum » du pape Léon XIII, et remise au goût du jour en 1991 par Jean-Paul II dans l'encyclique « Centesimus annus ».