Goldman Sachs s'apprête à supprimer des emplois >
La prestigieuse banque d'affaires Goldman Sachs devrait annoncer des suppressions d'emplois dans les jours à venir. Le géant de Wall Street n'avait pas eu recours à ce type de procédé pendant la crise sanitaire. Goldman Sachs supprime généralement environ 1 % à 5 % de son personnel chaque année pour des questions de performance individuelle, et les licenciements à venir se situeront probablement dans la partie inférieure de cette fourchette (on parle de 2 % des emplois).
Les effectifs de Goldman Sachs sont passés à 47 000 fin juin, en hausse de 15 % par rapport à l'année précédente. Une réduction de 2 % des effectifs impliquerait une réduction de près de 1 000 banquiers. En juillet dernier, la banque a averti qu'elle pourrait ralentir les embauches et réduire les dépenses à mesure que les perspectives économiques se détériorent. Elle avait alors enregistré une chute de 48 % de ses bénéfices trimestriels. Avec les risques d'une récession américaine imminente et la Réserve fédérale qui augmente ses taux d'intérêt de manière agressive pour endiguer l'inflation, les activités de financement ont commencé à souffrir. Notamment pour tout ce qui concerne le private equity.
Il faut donc s'attendre à ce que Goldman Sachs et la plupart des grandes institutions américaines restent sous pression, avec la nécessité de réduire les coûts là où elles le peuvent, de renouer avec les licenciements annuels et de ralentir les embauches. Pour mémoire, JP Morgan Chase & Co, Wells Fargo et Citigroup ont déjà commencé à réduire le nombre de leurs banquiers hypothécaires, alors que le secteur du financement immobilier souffre déjà très fortement d'une moindre demande liée aux conséquences de la crise sanitaire, mais surtout à la forte hausse des taux des crédits immobiliers.