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Business / Finance et politique / 07/11/2022

Pourquoi Bruno Le Maire veut le FMI

C'est désormais un secret de polichinelle pour le tout-Paris de la politique et des affaires. Bruno Le Maire qui est ministre de l'Économie depuis cinq ans et demi, et qui est encore amené à le rester, sauf crise politique majeure grave, a commencé une campagne à bas bruit afin de se faire élire à la présidence du FMI en 2024 à l'issue du mandat de la Bulgare Kristalina Georgieva, qui ne fait pas l'unanimité.

Bruno Le Maire ne manque pas d'atouts pour ce poste prestigieux et très bien rémunéré (550 000 dollars par an défiscalisé). Il est ministre de l'Économie comme l'a été Christine Lagarde. Il est très à l'aise sur la scène internationale où il a commencé à se constituer un large carnet d'adresses depuis l'époque où il était conseiller de Dominique de Villepin. Et il connaît bien la diplomatie, une qualité nécessaire pour ce poste si sensible entre les Américains d'un côté et les pays émergents de l'autre. C'est pour cette raison qu'il revoit régulièrement l'ancien secrétaire au Trésor de Donald Trump, Steven Mnuchin, installé à Washington et avec lequel il a noué des contacts très étroits.

Maintenant, il y a encore un peu de chemin de la coupe aux lèvres. Bien sûr, l'usage, depuis les accords de Bretton Woods, veut que ce poste soit réservé à un Européen. Jacques de Larosière l'a présidé pendant plus de huit années avant de laisser la place à Michel Camdessus qui y est resté trieize ans. Christine Lagarde a été l'une des premières non-économistes à accéder à ce poste (elle est avocate en droit social). Il reste que les pays émergents se battent eux aussi de plus en plus pour ce poste qui est là pour surveiller leurs finances et venir éventuellement à leur secours. Bruno Le Maire saura bénéficier du soutien des Allemands et des Américains ainsi que de la neutralité de la Chine. Et il espère pouvoir se construire de Washington entre 2024 et 2027 une stature présidentielle pour succéder à Emmanuel Macron

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