… qui travaille déjà sur les projets Neom et Masar >
Ce renforcement du bureau de Riyadh intervient au moment où L'Arabie saoudite a mandaté Lazard pour le financement – estimé à 500 milliards de dollars – du projet de ville nouvelle dans le désert dénommé Neom. La banque est chargée d'aider le royaume à évaluer les options de financement, y compris les ventes de dettes et une éventuelle introduction à la Bourse saoudienne.
Annoncé en 2017, ce méga projet urbain vise à être une métropole de haute technologie dans une étendue désertique de la taille de la Belgique, qui comprendra aussi bien des stations de ski que des canaux remplis d'eau « baignable ». La première phase de Neom, qui s'étend jusqu'en 2030, coûtera environ 320 milliards de dollars, dont environ la moitié sera prise en charge par le Fonds d'investissement public saoudien.
Ce fonds travaille déjà avec Lazard sur les options de financement et une éventuelle introduction en Bourse de Masar, un méga projet de 27 milliards de dollars dans la ville sainte de La Mecque. Ce projet de cotation était initialement prévu pour l'année prochaine, mais cette échéance pourrait être décalée pour des raisons techniques. Masar est un projet de développement urbain de 1,2 million de mètres carrés dans la partie occidentale de La Mecque. Son développement s'inscrit dans le cadre de la Vision 2030, un programme introduit par le prince héritier Mohammed bin Salman pour permettre à l'économie du royaume d'être moins dépendante des revenus du pétrole et d'attirer les investissements étrangers, afin d'établir de nouveaux secteurs et de stimuler la création d'emplois. Le pèlerinage est une activité importante pour l'Arabie saoudite, qui possède les deux sites les plus sacrés de l'Islam à La Mecque et à Médine, et constitue l'épine dorsale des plans visant à accroître le nombre de visiteurs dans le cadre de l'ambitieux programme de réforme économique du prince héritier. Le promoteur de Masar s'attend à recevoir 80 % des visiteurs de La Mecque.