Comment la famille Louis-Dreyfus s'est refait une santé avec les câbliers >
Désormais, lorsqu'on parle activité maritime en France on ne pense plus qu'à CMA-CGM, le groupe de la famille Saadé qui vient d'annoncer une hausse de 25 % de son bénéfice pour le troisième trimestre, à 7 milliards de dollars. Mais le groupe Louis-Dreyfus, qui exerce une activité dédiée surtout aux services maritimes, est tout aussi agile dans la conjoncture actuelle après des années difficiles. Toutes ses activités sont regroupées au sein de la holding familiale Pacemar, présidée par Philippe Louis-Dreyfus, 77 ans, fils de Pierre Louis-Dreyfus, armateur, banquier, pilote de course et surtout très grand résistant. Elles sont dirigées au quotidien par Kamil Beffa, neveu de Jean-Louis Beffa et frère du musicien Karol Beffa.
Si l'an passé le chiffre d'affaires consolidé de Pacemar a progressé de 7,5 % à 215 millions d'euros, la marge opérationnelle du groupe a grimpé de près de 3 points pour atteindre le seuil des 27 %. Le groupe est quasiment désendetté. Il contrôle une vingtaine de navires, dont trois de support éolien, et utilise une douzaine de câbliers. Ceux-ci représentent à eux seuls environ 20 % de la flotte mondiale et travaillent pour le compte d'Alcatel Submarine Network et d'Optic Marine Services. Avec une activité de pose de câbles télécoms qui va s'intensifier fortement pour les années à venir. L'autre point fort du groupe Louis-Dreyfus est son activité de support aux parcs éoliens off-shore, activité qui va croître de manière significative. Tout cela a permis à la précieuse holding Pacemar de dégager l'an passé un bénéfice de plus de 30 millions (contre une perte de 29 millions en 2020). Une somme que la famille n'a pas distribuée par prudence. Philippe Louis-Dreyfus peut compter sur les conseils avisés de Frank Piedelièvre, vice-président du board et ancien patron de Veritas, mais aussi de Jacques Veyrat, ancien numéro deux de son cousin Robert Louis-Dreyfus.