Le projet de cotation d'Ardian se complique >
Après une année 2022 marquée par un très faible nombre d'introductions en Bourse, les investisseurs guettaient avec intérêt le projet de cotation d'Ardian, le plus gros opérateur français de private equity, que sa présidente a formidablement développé depuis qu'elle a pris son indépendance vis-à-vis du groupe Axa, il y a dix ans. En dix ans Dominique Senequier a multiplié par treize la valeur de l'ex-Axa Private Equity, cédé pour 510 millions d'euros et valorisé aujourd'hui autour de 6,8 milliards. Il reste qu'il y a encore loin de la coupe aux lèvres pour ce projet. Car, selon les informations de La Lettre de L'Expansion, lors d'un récent conseil d'administration, l'un des actionnaires structurels d'Ardian aurait refusé de voter l'agrément (obligatoire) d'un nouvel actionnaire, en l'occurrence le fonds émirati ADIA, préalable nécessaire à une éventuelle introduction en Bourse. Cette division au sein du tour de table d'Ardian constitue un obstacle majeur pour Dominique Senequier dans son projet de cotation.