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Business / Restructuration financière / 16/01/2023

La situation se tend sur Orpea

Selon nos informations, les discussions se sont tendues, au cours des derniers jours, entre les différentes parties prenantes à la restructuration financière d'Orpea. Avec, d'un côté, certains petits actionnaires arrivés récemment dans le dossier (Concert'O), des créanciers raisonnables réunis par PJT Partners et la Caisse des Dépôts qui porte le flambeau de la recapitalisation.

Il existe deux sujets de friction. L'un qui porte sur les conditions de la restructuration financière, donc le niveau de la dilution qui sera entraîné par la transformation de plusieurs milliards d'euros de créances en actions. C'est le lot de toutes les discussions de ce type. Même si les autorités boursières ont désormais pris le parti que les actionnaires puissent supporter près de 95 % de la dilution totale, les ramenant de fait à la portion congrue. Surtout dans une configuration qui intègre une augmentation de capital post-restructuration.

Le deuxième sujet porte sur les conditions d'arrivée de la Caisse des Dépôts dans le dispositif. Compte tenu de la sensibilité du dossier Orpea, Éric Lombard a fixé deux maîtres-mots à ses équipes et à Lazard Frères son banquier : être garant de la bonne gouvernance de la société et s'assurer que son nouveau modèle économique intègre davantage la satisfaction des patients, fût-ce au détriment de la rentabilité d'exploitation. Ce point-là fait tiquer certains hedge funds qui s'apprêtent à convertir leurs créances en actions et se comportent déjà comme de futurs investisseurs. Il ne reste plus que quinze jours – et pas un de plus – pour aligner les intérêts de toutes les parties. Faute de quoi la société passera sous le régime de la sauvegarde avec Hélène Bourbouloux pour mettre tout le monde d'accord. l

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