Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Une conjoncture moins porteuse / 06/02/2023

Des licornes obligées de licencier ou de repenser leur modèle

Tout dépend bien sûr de leur modèle économique et de leur lien direct avec le consommateur final. BackMarket, a annoncé en ce début d'année 2023, préparer un plan de départ massif afin de réduire ses effectifs de 13 %. Au total, ce sont 93 emplois qui devraient être supprimés. Environ 25 salariés ont déjà été remerciés au sein des bureaux de New York, Barcelone et Berlin.

La licorne Meero, qui est une plateforme de mise en relation entre photographes professionnels et entreprises, et au capital de laquelle figurent Eurazeo, Aglaé Ventures et Kima Ventures, a supprimé à bas bruit près de 50 % de ses effectifs en deux ans, soit 350 personnes, alors qu'il y a trois ans son business plan reposait sur le recrutement de 1 200 collaborateurs.

Dans un tout autre domaine, Ledger, qui conçoit et commercialise des portefeuilles de cryptomonnaie et qui est valorisée à 1,5 milliard de dollars, a dû également licencier 10 % de ses effectifs avant même le krach des cryptomonnaies et l'affaire FTX. Dans ces conditions, sa valorisation théorique est, dans la conjoncture actuelle, très théorique.

Les deux licornes les plus problématiques aujourd'hui sont : ManoMano (site d'e-commerce de bricolage et de jardinage) valorisée à 2,6 milliards de dollars et qui a été impactée par l'inflation et la baisse de la consommation, pour laquelle la société Colibri SAS, qui est sa structure juridique, ne publie pas de comptes ; quant à Blabla-car, qui est valorisée 2 milliards de dollars et qui a été sérieusement mise à mal par les années Covid, elle rencontrerait des difficultés à refonder un modèle économique durablement vertueux.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi