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Business / Bisbilles au sommet de l'État / 06/02/2023

Qui achètera le Stade de France dont l'Élysée veut la vente ?

Une fois encore, l'Élysée a décidé de mettre son nez dans des affaires qui ne devraient pas remonter aussi haut. À moins qu'il y ait dans ce dossier des éléments importants dont nous n'ayons pas connaissance. Le Stade de France, qui est actuellement géré sous le régime des concessions par Vinci (aux deux tiers) et Bouygues (un tiers), voit son contrat de concession prendre fin en 2025, soit après les Jeux olympiques dont il sera un élément clé. S'agissant de la suite, tout doit être organisé dès maintenant. Notamment, s'il s'agit de rédiger les cahiers des charges pour lancer un appel d'offres dans le cadre d'une nouvelle concession. C'est le travail que mènent actuellement les services de Bruno Le Maire en coordination avec Matignon, qui souhaite profiter de cette échéance pour rééquilibrer le contrat entre l'État et le (ou les) concessionnaire (s). Le ministère des Sports s'inscrit dans ce même état d'esprit.

Curieusement, depuis quelques jours, l'Élysée cherche à reprendre la main sur ce dossier. Le conseiller sport Cyril Mourin semble peu présent. En revanche, tant Alexis Kohler qu'Emmanuel Macron sont mobilisés. Mot d'ordre : imposer le schéma d'une cession du Stade de France, reprenant l'argumentaire en faveur d'un désengagement total de l'État dressé dès 2018 par Didier Migaud lorsqu'il était président de la Cour des Comptes. Le prix demandé par la collectivité s'établirait à 600 millions d'euros (estimation des Domaines faite en décembre dernier). Exactement le montant que doit rapporter au PSG l'ouverture de son capital à des fonds annoncée dans le Financial Times en novembre dernier. Or l'émir du Qatar est annoncé en France dans les semaines qui viennent. Avec à l'agenda : un sujet sur le contentieux portant sur l'Airbus A 350 et comme autre sujet la vente au PSG ou à l'émirat du Stade. D'autant plus qu'Anne Hidalgo a fermé la porte d'une possible cession du Parc des Princes. Reste la question de l'opinion publique et de la vente d'un lieu aussi symbolique à l'émirat.

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