Il faut sauver le soldat OBS >
S'il n'est pas question pour Christel Heydemann de se séparer d'Orange Business Services (OBS), l'activité de services aux entreprises du groupe télécoms, il est en revanche impératif que celle-ci redresse la barre tant elle est au cœur de la nouvelle stratégie dessinée par la nouvelle directrice générale d'Orange.
La crise de la Covid-19 a profondément changé les usages des entreprises, avec notamment le développement du télétravail. Les achats de voix fixe des entreprises ont chuté alors que le recours aux plateformes de visioconférence s'est développé. Les clients sont également davantage demandeurs de services liés au cloud ou à la data. Si la filiale de l'opérateur est présente dans ces deux domaines, elle doit faire face à une forte concurrence d'Amazon, de Capgemini ou d'Accenture.
Comme si la baisse de ses recettes ne suffisait pas, l'entreprise subit aussi une hausse de ses coûts en raison, notamment, du retour de l'inflation. Des hausses de salaires dans certains pays et des coûts de composants, auxquelles se sont ajoutées des difficultés d'approvisionnement, sont venues gonfler la facture pour OBS. Résultat : au premier semestre 2022, l'activité d'OBS a diminué de 1,1 % et son Ebitdaal (Ebitda après loyers), l'indicateur de rentabilité utilisé par le groupe, a reculé de 25,3 %.
Face à ces difficultés, Aliette Mousnier-Lompré, nommée directrice générale d'OBS en mai 2022, a lancé un plan de redressement qui comprend notamment l'intensification de la gestion de la performance opérationnelle, la simplification de son modèle opérationnel et une meilleure mise en avant commerciale. Objectif : améliorer les marges d'OBS alors que le redressement des activités de services aux entreprises est essentiel pour l'avenir d'Orange.