Les soubresauts d'Atos >
Si les dernières avancées dans le dossier Evidian et les résultats de l'entreprise en fin d'année dernière ont permis à l'action Atos de reprendre quelques couleurs dernièrement (+ 31 % depuis le début de l'année), le titre affiche encore une baisse de 48 % depuis un an, à comparer à la hausse de 10 % de l'indice SBF 120. Et, à près de 14 euros, la valeur est encore très loin des 94 euros qu'elle tutoyait à l'été 2018 et ne valorise plus Atos que quelque 1,6 milliard d'euros en Bourse.
De nombreux investisseurs préfèrent rester à l'écart d'un dossier jugé complexe, quand d'autres ont essayé de l'attaquer en misant sur un redressement qui pourrait prendre du temps. Selon les données de S&P Global Market Intelligence, le niveau de ventes à découvert (short selling) – titres qu'un investisseur ne détient pas encore mais dont il anticipe la baisse – atteignait encore, fin février, 8,75 % contre 1 % il y a un an. Au plus fort des inquiétudes, fin octobre début novembre, ce chiffre avait même dépassé les 16 %. À titre de comparaison, le niveau de « short » sur le CAC 40 est resté pratiquement stable en un an, autour de 1,5 %.
Autre point d'attention des investisseurs, celui de l'endettement. À fin 2022, Atos affichait une dette nette de 1,45 milliard d'euros, en hausse de 18 %, représentant 2,4 fois son excédent brut opérationnel (EBO) avant IFRS 16, alors que le covenant sur la dette bancaire du groupe est de 3,75.