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Business / Audiovisuel / 20/03/2023

Nicolas de Tavernost va-t-il devoir rendre la prime de 3,5 millions d'euros qu'il a reçue l'an passé ?

C'est un cas de gouvernance qui fera sans doute école. L'année dernière, l'assemblée générale a voté le package de rémunération des dirigeants de M6 et notamment celle concernant Nicolas de Tavernost, le président du directoire du groupe audiovisuel. Un vote pas très enthousiaste puisque seulement 62 % des actionnaires avaient voté « oui » à cette résolution. Car malgré tous les efforts déployés par Marie Cheval, la présidente du comité de rémunération, beaucoup d'actionnaires ont eu du mal à comprendre qu'outre une rémunération fixe de 1 million d'euros et une rémunération variable de 912 377 euros, Nicolas de Tavernost ait eu droit à une prime exceptionnelle de 3,5 millions d'euros décidée par le conseil de surveillance du 28 juillet 2021. Une prime justifiée à un moment par : les trente-cinq années de performances ininterrompues de l'intéressé à la tête du groupe ; les efforts qu'il a déployés dans le cadre du projet de fusion avec le Groupe TF1 ; sa renonciation à une indemnité de départ ; et toujours par l'énergie qu'il a déployée pour fusionner avec la Une. Sauf que cette fusion a échoué. Et pire que cela, Bertelsmann n'a pas réussi à céder M6 comme c'était son intention. La question de la restitution de cette prime se pose de manière légitime. Certains actionnaires envisagent d'ores et déjà de saisir le Haut comité de gouvernement d'entreprise, présidé par Patricia Barbizet.

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