Quelle génération est-elle la meilleure gestionnaire ? >
La transmission est au cœur des enjeux des entreprises familiales. Et ce n'est pas parce que le fondateur d'une société et la génération suivante ont réussi à développer l'entreprise que leur descendance parviendra à faire aussi bien, voire mieux. Dans sa dernière étude sur les sociétés familiales, le Credit Suisse tend d'ailleurs a montré le contraire. Selon cette étude, ce sont les deux premières générations qui affichent les meilleurs rendements, près du double de ceux enregistrés à partir de la quatrième génération. Le CFROI (Cash Flow Return On Investment), un indicateur évaluant la capacité d'une entreprise à créer de la valeur, est également inférieur pour les générations qui suivent les deux premières.
Pourquoi ? Si les premières générations sont, par nature, à un stade plus précoce du cycle de vie de l'entreprise, et peuvent en conséquence afficher une croissance plus forte, les lignées suivantes doivent souvent réinvestir lourdement pour adapter et développer l'activité. La prudence peut aussi être plus forte et freiner le développement de la société avec la crainte de détruire un héritage. Enfin, les problématiques de succession (notamment fiscales) peuvent également se faire au dé-triment de l'intérêt économique de l'entreprise.