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Business / Secousses bancaires / 27/03/2023

La bonne affaire d'UBS avec le rachat du Credit Suisse…

Cela fait une dizaine d'années que le Credit Suisse est une banque à problèmes. Mais, il y a deux semaines, elle n'allait pas moins bien qu'il y a six mois. La faillite de SVB aux États-Unis et le sauvetage de First Republic Bank (conseillée par Lazard) ont rappelé au monde entier que certaines banques sont mortelles. Les investisseurs avaient depuis longtemps le Credit Suisse en ligne de mire et en quelques heures son profil de risque s'est échauffé. Si bien que chaque jour les clients venaient retirer 10 milliards d'euros. Avec, à la clé, un risque systémique. D'où la décision prise par les pouvoirs publics suisses de faire racheter la banque par sa concurrente historique, l'UBS. Non sans avoir d'abord essayé de la vendre à JP Morgan Chase ou Blackrock qui ont décliné la proposition. En moins de 48 heures, l'UBS, conseillée par Morgan Stanley et JP Morgan Chase, et le Credit Suisse, conseillé par Centerview (qui a, par ailleurs, assisté SVB) ont donc conclu un contrat de mariage complexe et quadripartite avec le gouvernement suisse et la Banque nationale suisse qui a immédiatement accordé une ligne de 200 milliards de francs suisses de liquidités au nouvel ensemble. À un moment où les négociations étaient tendues car l'UBS ne proposait qu'un tiers du prix final, il a même été envisagé une nationalisation de cet emblème de la Suisse alémanique. Finalement, l'accord idéal a été trouvé juste avant que les places asiatiques n'ouvrent. Un accord qui a fait des heureux, du côté d'UBS, et des investisseurs très dépités du côté de Credit Suisse.

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