… ne fait pas celle des actionnaires et des obligataires de la banque de Zurich >
Selon nos informations, une « fairness opinion » du Credit Suisse avait valorisé la banque zurichoise tout près de zéro, sans compter un certain nombre de « trous noirs » inchiffrables. Il reste que l'UBS a fait une affaire en or puisqu'elle a mis la main sur 60 milliards de dollars de fonds propres en ne payant que 3 milliards. Surtout, l'UBS, qui est l'un des champions du monde de la gestion d'actifs, revendique déjà plus de 1 500 milliards de dollars dans ce métier et plus de 3 400 milliards de dollars d'encours dans la gestion de fortune. Soit une augmentation des encours de plus de 40 % dans la gestion d'actifs et de plus de 20 % dans la gestion de fortune. Par ailleurs, ce rapprochement entraînera des réductions de coûts de plus de 8 milliards de dollars par an d'ici à 2027.
En revanche, tous ceux qui étaient exposés au risque Credit Suisse ne sont pas aussi heureux. À commencer par les porteurs d'emprunts AT1 – émis pour un montant de 16 milliards de francs – qui ont perdu toute valeur. C'était le cas de Lazard Frères Gestion, qui en détenait pour 142 millions d'euros (cela ne représente que 0,4 % du total de ses actifs gérés). La société américaine Pimco, filiale de l'assureur allemand Allianz, a, de son côté, perdu environ 340 millions de dollars dans cette affaire. Axa affirme ne posséder que pour 20 millions d'euros de ces titres sans valeur. Par ailleurs, l'assureur a une exposition de 600 millions d'euros, comprenant des obligations sécurisées et des obligations de premier rang.