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Business / Luxe et mode / 29/05/2023

Déroute en rase campagne pour le Fashion Pact créé par Pinault

François-Henri Pinault, le président de Kering, vient de laisser les rênes du Fashion Pact à la patronne du groupe suédois H&M, Helena Helmersson. L'information pourrait passer pour anecdotique si cette initiative mondiale, réunissant des entreprises du luxe et de la mode engagées vers des objectifs environnementaux ambitieux, n'avait pas été lancée en 2019, lors du G7 de Biarritz, par François-Henri Pinault avec le parrainage d'Emmanuel Macron.

Cette passation de témoin intervient juste après que la maison Hermès, dirigée par Axel Dumas, le grand magasin britannique Selfridges et la marque de la styliste Stella McCartney aient claqué les portes de ce Fashion Pact. Même s'il faut reconnaître que d'autres enseignes ont décidé de rejoindre l'initiative environnementale, comme le groupe OTB (Diesel et Marni) ou MF Brands (Lacoste, Aigle et Gant), la petite musique autour de ce jeune Pacte de quatre ans est devenue négative depuis plusieurs mois. Si lors de son lancement, en 2019, l'initiative Fashion Pact affirmait représenter un tiers du marché mondial de la mode, elle n'a pas tenu toutes ses promesses. Parmi ses ambitions figurait la volonté que les adhérents finissent par utiliser 100 % d'énergies renouvelables d'ici à 2030 et atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050. La reprise en main de cette initiative par des tenants de la « fast fashion » donne raison à ceux qui préféraient des actes à un pacte.

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