Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Automobile / 19/06/2023

Pourquoi le chinois Geely s'installe chez Aston Martin

Le constructeur chinois Geely vient de porter discrètement à 17 % sa participation au capital du fabricant britannique d'automobiles de luxe, Aston Martin. En faisant un chèque de plus de 200 millions de livres sterling, il est devenu le troisième actionnaire de cette marque chère à James Bond, mais qui a perdu plus de 1,1 milliard de livres au cours des trois derniers exercices et qui ne pourrait revenir « dans le black » qu'en 2025. En contrepartie de cette montée au capital, Geely – qui négocie son entrée dans Horse, la future filiale de Renault qui rassemble son savoir-faire dans les moteurs thermiques – a obtenu la conclusion d'un partenariat à long terme lui permettant de fournir la technologie et les composants au constructeur de voitures de luxe. Le groupe automobile chinois a dépensé 234 millions de livres sterling pour augmenter sa participation, devenant le troisième actionnaire après le consortium d'investisseurs dirigé par le président d'Aston Martin, Lawrence Stroll, qui détient désormais environ 21 % du capital, et le Fonds souverain d'Arabie saoudite (PIF), qui possède un peu plus de 18 % des titres. Le groupe Daimler Benz a vu sa participation chuter à 9,8 % du capital. De fait, Geely a également obtenu un siège au conseil d'administration. En revanche, il s'est engagé à ne pas augmenter sa participation au-dessus de 22 % jusqu'en août 2024. Il y a trois ans, Geely avait tenté d'acquérir Aston Martin sans succès en se faisant griller la politesse par le canadien Lawrence Stroll. Si le chinois est si intéressé par Aston Martin, c'est aussi pour effectuer des synergies avec Lotus, dont il a pris le contrôle en 2017, et avec Volvo, dont il est actionnaire. C'est enfin parce que la clientèle chinoise est très demandeuse de marques de luxe. La Chine ne représente que 30 % des ventes d'Aston Martin. Mais c'est là où son potentiel est le plus important.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi