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Business / Restructuration / 19/06/2023

Les cartes sont rebattues autour du dossier Casino…

En quelques jours, les cartes du dossier Casino ont été rebattues. Jean-Charles Naouri est redevenu la pièce maîtresse du jeu et présentera le plan qui sera entériné par le tribunal de commerce. Le titre Casino a rebondi de 40 % en l'espace d'une semaine. Notamment sous l'effet de rachats de vendeurs à découvert. Les shorts représentent 9,6 % du capital, soit un tiers du flottant. Dorénavant, deux plans sont face à face. Celui d'EP Global Commerce, société du groupe appartenant à Daniel Kretínský, prête à injecter 750 millions d'euros, auxquels pourraient s'ajouter les 150 millions d'euros du groupe Fimalac que dirige Marc Ladreit de Lacharrière. De l'autre, il y a la lettre d'intention des trois fondateurs de Teract – Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari – qui s'engagent à recapitaliser Casino à hauteur de 200 à 300 millions d'euros – au départ – en espérant bien convaincre les créanciers de les rejoindre pour atteindre le montant de 1,1 milliard d'euros. Le fondateur de Free paraît personnellement très engagé sur ce dossier. En début de semaine dernière, il a consacré une matinée à rencontrer les représentants des hedge funds et des autres créanciers venus de Londres. Si Daniel Kretínský a fait appel à Jean-François Cizain, de Messier & Associés, pour l'aider sur le « restructuring », le trio de Teract, qui fait déjà travailler Nicolas Constant de Centerview, a mandaté Julien Fabre de Deutsche Bank, à Paris, et Saadi Soudavar, patron de l'activité Equity Capital Market, à Londres. Mais il existe une troisième hypothèse – plus aléatoire – qui repose sur la capacité des hedge funds créanciers à mettre au point leur propre solution. La meilleure option pour Casino reste que les trois formes de recapitalisation convergent et ne fassent plus qu'une seule. Mais, pour cela, il faudrait que Daniel Kretínský renonce à sa volonté d'avoir le contrôle absolu à lui seul. D'autant plus que son plan industriel reste flou. Ce qui inquiète tant le personnel que Bercy, qui suit de près l'évolution du dossier à travers le CIRI et son secrétaire général, Pierre-Olivier Chotard.

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