Où en sont les dossiers Tech Foundations et Eviden ? >
Mercredi, réunis en assemblée générale, les actionnaires d'Atos auront l'occasion d'interroger la direction de l'entreprise sur l'avancée de son projet de scission. Concernant Tech Foundations, il ne faut pas attendre de dénouement avant plusieurs jours, voire des semaines. Le dossier est complexe, avec 60 000 employés concernés, et l'entité a opéré un redressement qui rebat les cartes. Alors que Daniel Kretínský souhaitait recevoir 600 millions d'euros de la part d'Atos pour la reprendre, il y a encore quelques mois, le schéma d'une vente pour un euro symbolique, avec une prise de participation du milliardaire tchèque de 7 à 10 % dans Eviden contre un chèque de sa part compris entre 200 et 300 millions d'euros, serait envisagé. À cela s'ajouterait la possibilité de laisser ou pas de la trésorerie – on parle de 200 millions. Les négociations sur ce dossier prennent aussi du temps car d'autres acteurs financiers s'y intéressent.
S'agissant d'Eviden, son introduction en Bourse au second semestre pourrait ne plus être utile en cas de vente de Tech Foundations. Autre élément à considérer : l'avancée des discussions avec Airbus. Si l'avionneur a mis fin aux discussions concernant l'acquisition potentielle de 29,9 % de l'entité, celles sur un partenariat stratégique continuent. Or Atos a aussi besoin d'un soutien financier pour cette activité afin de faire face aux moyens de la concurrence. En cas d'abandon des négociations avec Airbus, la société présidée par Bertrand Meunier pourrait alors devoir trouver un autre partenaire, stratégique et financier.