France Invest veut doper l'attractivité des fonds de private equity français >
À peine élu à la présidence de France Invest, Bertrand Rambaud, par ailleurs patron de Siparex, entend muscler cette association qui regroupe environ 420 acteurs français du capital-investissement. Il multiplie les rencontres à Matignon, l'Élysée ou Bercy, afin de faire valoir les atouts de cet écosystème indispensable pour le financement des entreprises. L'an passé les fonds de private equity français ont drainé vers les entreprises 50 milliards d'euros, dont 12 milliards sous la forme de dette privée. Si bien qu'à ce jour, les actifs gérés par les fonds français représentent un encours de plus de 400 milliards d'euros investis au sein de 8 000 entreprises différentes. Par ailleurs, ces fonds jouent un rôle croissant dans le financement des infrastructures. Aussi, la priorité de Bertrand Rambaud et du directeur général de France Invest, Alexis Dupont, est de faire en sorte que cette « industrie » irrigue, d'ici à cinq ans, 4 000 entreprises françaises supplémentaires, en pénétrant davantage dans les territoires. Avec trois angles d'attaque : le financement de la transition énergétique, celui de la révolution digitale et enfin l'accompagnement de tout ce qui concourt à la souveraineté. D'ores et déjà, 20 % des sommes allouées par les fonds d'investissement français accompagnent des entreprises industrielles pour des projets situés en France, alors que la part de l'industrie dans le PIB français n'est plus que de 10 %. Parmi les autres sujets que Bertrand Rambaud et le bureau de France Invest (composé d'Isabelle Combarel chez Swen Capital Partners, de Christophe Deldycke pour Turenne Capital, de Christine Demode chez Mérieux Equity Partners et de Fabrice Dumonteil, le patron d'Eiffel Investment Group) mettent en avant, figure celui du partage de la valeur, notamment à l'occasion de l'extériorisation des plus-values sur des actifs de private equity ou encore de l'attractivité des fonds français. Avec, en ligne de mire, la volonté d'aller prospecter les principaux limited partners anglo-saxons afin qu'ils investissent davantage au sein des fonds français. Vaste programme.