… et se reposent sur Charles Edelstenne >
Si la présidence du conseil de surveillance du Groupe Industriel Marcel Dassault vient de passer des mains de Marie-Hélène Habert-Dassault, l'épouse de Benoît Habert, à celles de Thierry Dassault, c'est toujours Charles Edelstenne qui conserve les pouvoirs de décision au sein de ces deux holdings clé. Il avait été prévu qu'il abandonne ses fonctions à l'âge de 85 ans mais, l'an passé, les descendants de Serge Dassault ont prorogé la limite d'âge à 87 ans. Étape qu'il franchira le 9 janvier 2025. Mais l'article 14.6 des statuts précise que : « Si le président vient à dépasser cet âge, il est réputé démissionnaire d'office à l'issue de la plus prochaine réunion du conseil de surveillance ayant pour objet de statuer sur son remplacement. » Ce qui signifie que Charles Edelstenne reste le régent du Rond-Point des Champs-Élysées, au moins jusqu'au 9 janvier 2026. Voire plus tard encore, en fonction de la date de réunion du conseil devant traiter de son remplacement. C'est à ce moment-là que le comité des Sages, présidé par Alain Lambert (notaire de formation), ancien ministre du Budget, devra choisir entre Bernard Charlès et Éric Trappier. Les autres membres de ce comité sont Henri Proglio, ex-patron d'EDF, Jean-Martin Folz, ex-patron de PSA, Pierre Mutz, ex-préfet de police de Paris, et Steve Gentili, ancien patron de la Bred. Car les statuts précisent que la nomination d'un nouveau dirigeant est liée à l'obtention de l'avis favorable du comité des Sages. Mais aussi à l'accord de la famille, à la condition qu'elle ne soit pas désunie.