La famille Del Vecchio repart à l'assaut des Generali… >
Il y a un peu plus d'an – c'était au début du printemps 2022 – la famille Del Vecchio, alors réunie derrière son patriarche, fondateur de Luxottica et actionnaire de référence d'EssilorLuxottica, n'avait qu'une idée en tête : monter au capital des Generali et débarquer le Français Philippe Donnet de la direction générale. Alliés à l'entrepreneur Romain Francesco Caltagirone et à la famille Benetton, ils ont dû s'avouer vaincus lors du vote en assemblée générale. D'autant que les investisseurs institutionnels, notamment anglo-saxons, ont tous salué le bilan et le plan stratégique de Philippe Donnet. Fin juin 2022, le décès de Leonardo Del Vecchio et la mise en œuvre de sa succession ont accordé un peu de répit à l'assureur italien. Mais Francesco Milleri, le patron de la holding familiale Delfin, n'a pas lâché le morceau. Il a demandé, à l'autorité italienne de supervision des assurances, la possibilité de franchir le seuil de 10 % du capital du Lion de Trieste (contre 9,8 % aujourd'hui) et de détenir éventuellement jusqu'à 20 % des titres. Soit bien plus que la banque d'affaires Mediobanca (13,1 %), actionnaire de référence historique des Generali. La prochaine manche de cette partie de billard à trois bandes va se jouer en octobre prochain, à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires de Mediobanca. Car la société Delfin (riche d'une trentaine de milliards d'euros) détient aujourd'hui un peu moins de 20 % du capital de la banque d'affaires milanaise aux côtés de la famille Caltagirone (9,9 %). Si ces deux fortunes italiennes décident de bousculer le conseil d'administration et la direction générale de la banque, le coup d'après pourrait bien être la prise de pouvoir chez Generali au printemps 2024.