Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Automobile / 18/09/2023

Comment Renault prépare la naissance de sa filiale Ampere

C'est le 1er novembre prochain que la société Ampere devrait voir officiellement le jour, dans le cadre de la réorganisation de ses activités que le groupe Renault prépare depuis deux ans avec l'aide d'Andrea Bozzi, associé-gérant chez Lazard, et d'Armand Grumberg, avocat associé chez Skadden. Si ce gigantesque curve-out n'a pas encore eu lieu, cela n'a pas empêché le directeur général de Renault de faire du teasing sur la future valorisation de cette structure, affirmant qu'elle pourrait valoir 8, 9 ou 10 milliards d'euros. Mais cela, on ne le saura qu'au printemps 2024, une fois qu'aura eu lieu la cotation en Bourse de cette entité. Un listing sur lequel travaille Lazard comme principal. Le syndicat bancaire comprend BNP Paribas, Goldman Sachs et JP Morgan. Sans compter Citigroup, HSBC, Morgan Stanley, Natixis et Société Générale en tant que teneurs de livres conjoints, avec Mediobanca comme coresponsable.

Depuis fin juin, la firme au losange a transformé la coquille Renault Operations 3 en Ampere Holding SAS. Et cette dernière a déjà bénéficié de différents apports partiels d'actifs. L'un portant sur la société Renault Cléon – valorisée pour près de 330 millions d'euros – devenue Ampere Cléon. Un deuxième portant sur Renault ElectriCity – valorisée pour 216 millions d'euros – devenue Ampere ElectriCity. Une troisième portant sur l'activité Software & Systems (Renault SW Labs) valorisée pour 57,6 millions d'euros. Enfin, une quatrième portant sur toute l'activité conception, fabrication et commercialisation des véhicules électriques. L'ensemble comptera environ 10 000 salariés avec, comme président, Luca de Meo. L'Espagnol Josep Maria Recasens sera directeur des opérations et le Français Vincent Piquet directeur financier. Ampere devrait commencer à afficher des résultats positifs à partir de 2025. Et, selon les premières indications, la société vise un taux de croissance annuel moyen de son chiffre d'affaires de 30 % et pourrait réaliser des marges à deux chiffres d'ici à 2030.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi