Des aléas équilibrés d'ici à 2025 >
Au-delà de 2023, le ralentissement de l'inflation devrait bien continuer à se faire sentir dans l'Hexagone. C'est en tout cas l'opinion de la Banque de France, dont les prévisions venant de paraître concernent l'IPCH. L'institut d'émission s'attend à ce que la progression annuelle des prix à la consommation s'établisse à 2,6 % en moyenne pour 2024, et à 1,8 % en 2025, après 5,8 % cette année. Autre bonne nouvelle : les aléas autour de cette prévision sont équilibrés, d'après l'institution de la rue Croix-des-Petits-Champs. Cela signifie que, d'ici à 2025, la probabilité d'assister à une augmentation plus importante que prévu des prix à la consommation est la même que celle d'observer une inflation plus faible qu'escomptée. « Depuis le début du choc énergétique et inflationniste, c'est l'une des premières fois que nous jugeons les aléas sur l'inflation comme équilibrés et il faut remonter à fin 2020 pour retrouver une révision en baisse de nos projections d'inflation hors énergie et alimentation », nous confie Olivier Garnier, directeur général des Statistiques, des Études et des Relations internationales de la Banque de France, qui avance que cela traduit « un changement de tendance notable en termes de désinflation ». Sans surprise, en raison de leur sensibilité aux potentielles tensions pouvant affecter l'offre de pétrole et de gaz naturel liquéfié, « les prix de l'énergie représentent le princi-pal aléa de nature haussière », nous prévient le chef économiste.