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Business / 02/10/2023

… notamment pour des raisons de « compliance »

Dans ces conditions, on comprend pourquoi les différents conseils de Patrick Drahi expliquent qu'aujourd'hui aucune valeur de vente n'est figée, pas plus que la nature de la vente ou le pourcentage concerné. Il semble tout de même que le magnat des télécoms ait davantage envie de commencer à vendre des titres SFR plutôt que des actifs périphériques, comme la participation dans XpFibre (valorisée au moins 2 milliards), l'activité médias (1 milliard même si Altice a toujours annoncé avoir décliné une proposition à 2 milliards) ou encore les data centers. À côté de cela, il y a des actifs faciles à valoriser comme Portugal Telecom ou Teads, mais qui sont détenus par Altice Europe, une structure luxembourgeoise du groupe Drahi. Par ailleurs, pour que des fonds de private equity de type KKR (assez actif dans le domaine des télécoms) ou des fonds d'infrastructures soient en mesure d'acheter des titres SFR, ils doivent se conformer à la réglementation américaine KYC, qui oblige ces investisseurs, voire leurs partners, à s'assurer au préalable que la société cible n'a pas été l'objet de malversations, de tromperies ou de dissimulations. Or, comme l'a indiqué le parquet portugais, Patrick Drahi est considéré comme victime, dans la gigantesque affaire de fraude organisée par Armando Pereira, vu par certains comme le numéro deux officieux d'Altice et dont on ne sait s'il est toujours son deuxième actionnaire avec une part estimée à 21 %. Il reste qu'au cours des dernières semaines certains dirigeants de SFR ont quitté l'opérateur – ou ont été placés en dispense d'activité – dans le cadre de l'enquête interne menée sur cette importante affaire de fraude à l'échelon mondial.

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