Cet article a été archivé
Partager
Offrir cet article
En tant qu'abonné, vous pourrez encore offrir
0 articles ce mois-ci.
Business / Société d'investissement / 09/10/2023

Les bonnes affaires de Jacques Veyrat dopées par les énergies renouvelables

Près de quinze ans après la disparition de Robert Louis-Dreyfus, son homme-lige, Jacques Veyrat, continue de faire fructifier les actifs qu'il a reçus, lors de la reprise en main par Margarita Louis-Dreyfus, du groupe de négoce de matières premières. Le groupe Impala, que préside Jacques Veyrat et que dirige au quotidien Fabrice Dumonteil, affiche désormais des capitaux propres consolidés de 1 357 millions d'euros en hausse de 17 % sur un an. Désormais, la principale activité de cette discrète société d'investissement est l'énergie, exercée avec une participation de 42,16 % au capital de Neoen, société cotée qui bénéficie d'une capitalisation boursière de 4,2 milliards d'euros, et à travers TagEnergy, un producteur indépendant d'électricité dont Impala détient 38 % du capital. Jacques Veyrat, qui avait été l'un des fondateurs de Direct Energie (cédé à TotalEnergies) croit tellement à ce secteur d'activité que sa société a apporté, au printemps dernier, 260 millions d'euros de cash à Neoen, dans le cadre d'une augmentation de capital. En 2022, Impala avait apporté 139 millions de trésorerie à TagEnergy pour financer son développement. Et, il y a deux mois, la famille Agnelli et Jacques Veyrat ont conclu un accord pour développer en commun cette société qui vise à produire, d'ici à 2027, 5 gigawatts d'électricité renouvelable (l'équivalent de 6 réacteurs nucléaires).

Dans l'industrie, Impala détient quelques pépites : comme 81,8 % d'Edgyn, société qui développe une solution d'authentification de produits dans un contexte de lutte contre la contrefaçon ; mais aussi 63,6 % de P&B Group, fournisseur de solutions innovantes pour des groupes de cosmétiques comme Caudalie, The Body Shop, ou Galenic et dont le chiffre d'affaires a progressé de 33 % l'an passé ; ou encore 63 % du Laboratoire Native (qui a racheté Roger & Gallet au groupe L'Oréal) et qui réalise un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros. Le groupe Impala affiche donc une importante puissance de feu. Si bien que, l'an passé, le résultat net consolidé s'est établi à un peu plus de 60 millions d'euros. Quant au résultat net social, il est passé de 42,3 à 65,9 millions d'euros. Ce qui a permis à Jacques Veyrat de se distribuer un dividende de 18,6 millions d'euros.

Cette semaine, dans la rubrique Business
Mais aussi