Stellantis s'associe à Rio Tinto dans une mine de cuivre en Argentine >
L e troisième constructeur mondial, issu du rapprochement entre Fiat et Peugeot, poursuit ses investissements dans les matières premières stratégiques de manière à sécuriser ses approvisionnements. Il y a deux mois, le groupe dirigé par Carlos Tavares annonçait un investissement de plus de 100 millions de dollars dans un projet de lithium géothermique en Californie. Il s'agit du plus important projet de ce type au monde destiné, à terme, à produire chaque année 300 000 tonnes de lithium. CTR, la société qui mène cette opération, devrait commencer à fournir de l'hydroxyde de lithium mono-hydraté de qualité batterie à Stellantis en 2027. Et un contrat de fourniture annuel de 65 000 tonnes de lithium de qualité batterie a été conclu pour une durée contractuelle de dix ans.
À côté de cela, Stellantis a décidé de s'associer au groupe minier Rio Tinto afin d'investir dans un gisement géant de cuivre en Argentine. La construction de voitures à moteur thermique nécessite l'utilisation de 20 kilos de cuivre par véhicule. Il faut 80 kilos de cuivre pour chaque véhicule électrique, sans compter les 100 kilos de cuivre nécessaire pour chaque borne de recharge. Autant dire que la quantité de cuivre produite actuellement sur la planète ne peut suffire à assurer la transition écologique programmée des deux côtés de l'Atlantique. Stellantis a donc mobilisé 160 millions de dollars pour prendre une participation de 19,4 % au capital de la société McEwen Copper Inc. dont Rio Tinto est le deuxième actionnaire avec 14,5 % du capital. Cet argent va permettre de développer la mine de Los Azules, dans la province de San Juan en Argentine. Par ailleurs, le constructeur automobile s'est engagé à acheter un minimum de 10 000 tonnes de cathodes de cuivre par an.