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Business / Plantations / 23/10/2023

Hubert Fabri sort la Socfin de la Bourse, Bolloré allège sa participation

S elon nos informations, le groupe détenu par le financier belgo-luxembourgeois Hubert Fabri cherche à retirer de la Bourse de Luxembourg la Société Financière des Caoutchoucs, qui était le cœur de l'ex-groupe Rivaud. C'est pour le contrôle de ce précieux coffre-fort que s'était battu, en 1988, le groupe Duménil-Leblé, qui avait fini par jeter l'éponge en cédant son bloc d'actions au sulfureux Giancarlo Parretti. Aujourd'hui, le capital de la Socfin est détenu à hauteur de 55 % par Hubert Fabri (dont 35 % en direct et 20 % par l'intermédiaire de la société Afico) et de près de 40 % par diverses sociétés du groupe Bolloré. Jusqu'il y a un an, la participation directe d'Hubert Fabri était détenue par deux holdings établies à Vaduz au Liechtenstein. Hubert Fabri et son fils François Fabri ont obtenu de la Bourse du Luxembourg la possibilité de mettre en œuvre ce qu'on appelle en France une offre publique de retrait, dans la mesure où moins de 5 % du capital appartient à des actionnaires individuels. À l'occasion de cette opération, Vincent Bolloré et son fils Cyrille Bolloré ont renégocié les accords qu'ils ont depuis plus de vingt-cinq ans avec les Fabri. Et, dans ce cadre, ils ont prévu de céder 5 % du capital de la Société Financière des Caoutchoucs à la famille Fabri pour un montant de 22 millions d'euros. Mais le groupe Bolloré restera un actionnaire structurant, avec une participation finale qui s'établirait, une fois l'offre de retrait réalisée, à 34,75 %, la famille Fabri ayant 65,25 %. Cela étant, Bolloré restera actionnaire à hauteur de 9 % de Socfinaf (plantations en Afrique) et de 22 % de Socfinasia (Indonésie).

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